Certains observateurs considèrent qu’il n’y a pas une différence fondamentale entre la Finance Islamique et la Finance Conventionnelle et que l’argument religieux n’est qu’un argument « marketing » utilisé pour attirer et fidéliser les clients musulmans. Il serait tentant de reprendre cet argument, d’autant plus qu’une partie de ces critiques émanent d’érudits et de théologiens musulmans.
La Finance Islamique a, in fine, la même finalité que la finance conventionnelle. Elle sera donc obligée d’évoluer pour s’adapter aux besoins du marché et, compte tenu de la globalisation de certains marchés financiers, de tolérer une convergence avec les pratiques de la finance traditionnelle. Mais c’est également une discipline très « chargée de point de vue émotionnel, symbolique et conceptuel ». Elle incarne un certain nombre de principes éthiques, qui s’ajoutent aux contraintes de fonctionnement habituelles de toute institution financière. Cela implique des divergences importantes et incontournables entre Finance Islamique et Finance Conventionnelle sur plusieurs points : en matière de risques, de structuration des produits financiers, de savoir-faire et de compétences requises, etc. L’habillage est secondaire. Ce qui compte en Finance Islamique, c’est la finalité de l’investissement (clairement identifiée) et la traçabilité de l’argent. Plus que l’intérêt, ce qui est interdit c’est la revente tel quel du crédit en le coupant de sa finalité. Par ailleurs, si la prohibition totale de la riba (intérêt), qui est un des piliers de la Finance Islamique, paraît difficilement applicable à l’extérieur du monde musulman, on retrouve des correspondances entre de nombreux autres principes de la Charia et certaines normes éthiques des pays non-musulmans. Et même dans le domaine de l’économie et de la finance, on retrouve des marchés qui partagent des exigences éthiques communes avec la Finance Islamique. Certaines sont récentes, comme l’ISR (Investissement Socialement Responsable), d’autres ont des origines relativement anciennes, comme les fonds « chrétiens » (qui existent depuis plus de 100 ans). Selon Morningstar, société d’analyse d’investissement américaine, l’avantage des fonds de placement religieux tient au fait qu’« ils attirent des gens qui n’auraient pas investi autrement ». Loin de faire des bénéfices le premier critère d’investissement, les fonds religieux examinent aussi les sociétés, dont ils achètent des actions, sous le prisme de la nature même de leur activité, de leur politique salariale ou encore de leurs partenariats. L’utilisation des fonds doit être conforme aux desiderata des investisseurs et il faut être en mesure de les rémunérer en fonction de cette utilisation (lien entre finalité et rémunération et lien entre rémunération et couple risque-rendement).
La Finance Islamique a, in fine, la même finalité que la finance conventionnelle. Elle sera donc obligée d’évoluer pour s’adapter aux besoins du marché et, compte tenu de la globalisation de certains marchés financiers, de tolérer une convergence avec les pratiques de la finance traditionnelle. Mais c’est également une discipline très « chargée de point de vue émotionnel, symbolique et conceptuel ». Elle incarne un certain nombre de principes éthiques, qui s’ajoutent aux contraintes de fonctionnement habituelles de toute institution financière. Cela implique des divergences importantes et incontournables entre Finance Islamique et Finance Conventionnelle sur plusieurs points : en matière de risques, de structuration des produits financiers, de savoir-faire et de compétences requises, etc. L’habillage est secondaire. Ce qui compte en Finance Islamique, c’est la finalité de l’investissement (clairement identifiée) et la traçabilité de l’argent. Plus que l’intérêt, ce qui est interdit c’est la revente tel quel du crédit en le coupant de sa finalité. Par ailleurs, si la prohibition totale de la riba (intérêt), qui est un des piliers de la Finance Islamique, paraît difficilement applicable à l’extérieur du monde musulman, on retrouve des correspondances entre de nombreux autres principes de la Charia et certaines normes éthiques des pays non-musulmans. Et même dans le domaine de l’économie et de la finance, on retrouve des marchés qui partagent des exigences éthiques communes avec la Finance Islamique. Certaines sont récentes, comme l’ISR (Investissement Socialement Responsable), d’autres ont des origines relativement anciennes, comme les fonds « chrétiens » (qui existent depuis plus de 100 ans). Selon Morningstar, société d’analyse d’investissement américaine, l’avantage des fonds de placement religieux tient au fait qu’« ils attirent des gens qui n’auraient pas investi autrement ». Loin de faire des bénéfices le premier critère d’investissement, les fonds religieux examinent aussi les sociétés, dont ils achètent des actions, sous le prisme de la nature même de leur activité, de leur politique salariale ou encore de leurs partenariats. L’utilisation des fonds doit être conforme aux desiderata des investisseurs et il faut être en mesure de les rémunérer en fonction de cette utilisation (lien entre finalité et rémunération et lien entre rémunération et couple risque-rendement).
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