Le monde est
depuis trois années sous l’emprise d’une crise financière, la pire depuis celle
de 1929. Ses effets se sont fait sentir dans l’économie réelle et la
mondialisation a accéléré sa propagation en effet domino à travers le monde
entier. Cette crise, initialement axée sur des titres financiers américains
obsolètes, n’a pas cessé de s’étendre. Ainsi, les bourses internationales ont
essuyé des pertes colossales, des piliers de la finance mondiale se sont
effondrés du jour au lendemain. Les pertes réelles ne sont pas encore cernées
par les autorités politiques et monétaires mondiales. Pour limiter les effets
de cette crise, plusieurs pays développés ont adoptés des politiques
d’austérité, ce qui n’a pas empêché de connaitre une quasi-faillite de certains
états réputés solides du point de vu économique.
En revanche,
cette crise financière a eu le mérite de mettre en évidence la fragilité du
système capitaliste face aux dérives spéculatifs et face à la spirale de la
dette. Le fort impact qu’a eu la crise financière sur les économies des pays
développés et émergents a poussé plusieurs économistes et analystes à se
pencher sur les raisons de la crise, ses conséquences, ainsi que les moyens qui
doivent être mis en place afin d’éviter que cela se reproduise.
A ce titre, la
commission d’experts de l’ONU, réunie à New York sous la présidence de Joseph
Stiglitz, met en exergue la nécessité vitale de réformer les principes qui
gouvernent les systèmes monétaires et financiers pour éviter de nouvelles
crises. Parmi les lignes directrices de cette commission, une nouvelle porte a
été ouverte pour s’inspirer des principes propres à la finance islamique.
Ainsi, grâce à sa remarquable ascension ces dernières années, le système
financier Islamique a particulièrement intéressé l’ensemble des analystes
économiques dans le monde. En effet, la finance islamique est estimée, à
l'horizon 2010, à près de 1000 milliards de dollars d'actifs, et sa croissance
dans les cinq prochaines années est annoncée comme deux fois plus rapide que
celle de la finance conventionnelle, autour de 15 % par an (financialislam.com,
2010).
Il s’agit d’un
système de finance éthique, qui se base sur des valeurs morales tirées du Coran
et plus globalement de la Sharia, la loi islamique. On compte parmi ses
principaux fondements l’interdiction de la pratique de l’intérêt,
l’interdiction des pratiques spéculatives, le principe de partage des profits
et des pertes, l’obligation de l’asset-backing ou encore l’interdiction d’investir
dans des sociétés dont les activités sont jugées illicites dans l’Islam.
C’est dans le
cadre de ce mémoire que nous allons aborder la problématique de la crise financière, ses origines et ses issues. Nous
allons ensuite étudier les fondements de la finance islamique. Le rapport
tentera d’analyser les caractéristiques
de ce système et évaluer les possibilités de transposer quelques uns de ses atouts
positifs dans le système conventionnel pour lui donner plus de crédibilité et
de solidité face à d’éventuelles crises dans le futur.
Ainsi, nous
avons choisi pour sujet principal de ce mémoire :
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