mercredi 23 octobre 2013

introduction pour la finance Islamique


Le monde est depuis trois années sous l’emprise d’une crise financière, la pire depuis celle de 1929. Ses effets se sont fait sentir dans l’économie réelle et la mondialisation a accéléré sa propagation en effet domino à travers le monde entier. Cette crise, initialement axée sur des titres financiers américains obsolètes, n’a pas cessé de s’étendre. Ainsi, les bourses internationales ont essuyé des pertes colossales, des piliers de la finance mondiale se sont effondrés du jour au lendemain. Les pertes réelles ne sont pas encore cernées par les autorités politiques et monétaires mondiales. Pour limiter les effets de cette crise, plusieurs pays développés ont adoptés des politiques d’austérité, ce qui n’a pas empêché de connaitre une quasi-faillite de certains états réputés solides du point de vu économique.



En revanche, cette crise financière a eu le mérite de mettre en évidence la fragilité du système capitaliste face aux dérives spéculatifs et face à la spirale de la dette. Le fort impact qu’a eu la crise financière sur les économies des pays développés et émergents a poussé plusieurs économistes et analystes à se pencher sur les raisons de la crise, ses conséquences, ainsi que les moyens qui doivent être mis en place afin d’éviter que cela se reproduise.

A ce titre, la commission d’experts de l’ONU, réunie à New York sous la présidence de Joseph Stiglitz, met en exergue la nécessité vitale de réformer les principes qui gouvernent les systèmes monétaires et financiers pour éviter de nouvelles crises. Parmi les lignes directrices de cette commission, une nouvelle porte a été ouverte pour s’inspirer des principes propres à la finance islamique. Ainsi, grâce à sa remarquable ascension ces dernières années, le système financier Islamique a particulièrement intéressé l’ensemble des analystes économiques dans le monde. En effet, la finance islamique est estimée, à l'horizon 2010, à près de 1000 milliards de dollars d'actifs, et sa croissance dans les cinq prochaines années est annoncée comme deux fois plus rapide que celle de la finance conventionnelle, autour de 15 % par an (financialislam.com, 2010).

Il s’agit d’un système de finance éthique, qui se base sur des valeurs morales tirées du Coran et plus globalement de la Sharia, la loi islamique. On compte parmi ses principaux fondements l’interdiction de la pratique de l’intérêt, l’interdiction des pratiques spéculatives, le principe de partage des profits et des pertes, l’obligation de l’asset-backing ou encore l’interdiction d’investir dans des sociétés dont les activités sont jugées illicites dans l’Islam.

C’est dans le cadre de ce mémoire que nous allons aborder la problématique de la crise  financière, ses origines et ses issues. Nous allons ensuite étudier les fondements de la finance islamique. Le rapport tentera d’analyser  les caractéristiques de ce système et évaluer les possibilités de transposer quelques uns de ses atouts positifs dans le système conventionnel pour lui donner plus de crédibilité et de solidité face à d’éventuelles crises dans le futur.

Ainsi, nous avons choisi pour sujet principal de ce mémoire :

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire