La thèse inverse à celle que nous venons de dénoncer est aussi défendue par certains. Selon cette thèse, la Finance Islamique serait une finance confessionnelle, incompatible avec et inassimilable par la Finance Occidentale. Rien n’est plus faux.
- Commençons par balayer d’un revers de plume les idées les plus fausses. La Finance Islamique est moins hostile au principe même du taux d’intérêt (bien que, dans la pratique, nous le verrons, elle l’interdit) qu’au principe de l’usure, c’est-à-dire à l’usage abusif de celui-ci, comme l’est, globalement aujourd’hui, la finance occidentale .
- Par ailleurs, il convient de rappeler que la plupart des autres religions monothéistes se sont durablement défiées du taux d’intérêt. En ce qui concerne la religion catholique, dans l’Evangile selon Saint Luc n’est-il pas affirmé : « Si vous ne prêtez qu’à ceux dont vous espérez restitution, quel mérite? Car les pêcheurs prêtent aux pêcheurs afin de recevoir l’équivalent » ? Par ailleurs, rappelons que la législation canonique condamnera le prêt à intérêt jusqu’en 1830 et que le Vatican n’a rendu licite le prêt à intérêt qu’en 1917 . - Quant à la religion juive, il n’est que de citer le Lévitique (« Quand ton frère se ruine, que sa main chancelle près de toi. Soutiens-le : métèque ou habitant, il vit avec toi. Tu ne prendras de lui ni usure, ni intérêt. » ) pour se convaincre que l’intérêt y est proscrit. - Il existe, par ailleurs, de nombreuses similitudes entre la Finance Islamique et la Finance Occidentale : le prêt participatif n’est-il pas fondé sur les mêmes principes de partage de risque que le moudarabah ? De même la Finance mutualiste, en particulier dans le domaine de l’assurance, ne repose-t-elle pas sur des principes très proches de la Finance Islamique ? On pourrait multiplier ainsi les exemples permettant de montrer que les fondements de la Finance Islamique ne sont, non seulement pas contradictoires avec ceux de la Finance Occidentale, mais souvent très proches de celle-ci. - Enfin, comme nous l’avons déjà dit, le mouvement de mondialisation en œuvre depuis le début des années 1980, conduit à une homogénéisation des pratiques de gouvernance des entreprises, aussi bien – et peut-être plus encore – sur le plan financier que sur les plans industriel, comptable et commercial. Pour ces différentes raisons au moins, l’opposition marquée par certains entre Finance Islamique et Finance Occidentale relève d’avantage de présupposés idéologiques que de l’analyse objective.
- Par ailleurs, il convient de rappeler que la plupart des autres religions monothéistes se sont durablement défiées du taux d’intérêt. En ce qui concerne la religion catholique, dans l’Evangile selon Saint Luc n’est-il pas affirmé : « Si vous ne prêtez qu’à ceux dont vous espérez restitution, quel mérite? Car les pêcheurs prêtent aux pêcheurs afin de recevoir l’équivalent » ? Par ailleurs, rappelons que la législation canonique condamnera le prêt à intérêt jusqu’en 1830 et que le Vatican n’a rendu licite le prêt à intérêt qu’en 1917 . - Quant à la religion juive, il n’est que de citer le Lévitique (« Quand ton frère se ruine, que sa main chancelle près de toi. Soutiens-le : métèque ou habitant, il vit avec toi. Tu ne prendras de lui ni usure, ni intérêt. » ) pour se convaincre que l’intérêt y est proscrit. - Il existe, par ailleurs, de nombreuses similitudes entre la Finance Islamique et la Finance Occidentale : le prêt participatif n’est-il pas fondé sur les mêmes principes de partage de risque que le moudarabah ? De même la Finance mutualiste, en particulier dans le domaine de l’assurance, ne repose-t-elle pas sur des principes très proches de la Finance Islamique ? On pourrait multiplier ainsi les exemples permettant de montrer que les fondements de la Finance Islamique ne sont, non seulement pas contradictoires avec ceux de la Finance Occidentale, mais souvent très proches de celle-ci. - Enfin, comme nous l’avons déjà dit, le mouvement de mondialisation en œuvre depuis le début des années 1980, conduit à une homogénéisation des pratiques de gouvernance des entreprises, aussi bien – et peut-être plus encore – sur le plan financier que sur les plans industriel, comptable et commercial. Pour ces différentes raisons au moins, l’opposition marquée par certains entre Finance Islamique et Finance Occidentale relève d’avantage de présupposés idéologiques que de l’analyse objective.
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