L'économie
islamique désigne la pratique de l'économie en accord avec les principes de la
doctrine islamique. Elle a été conçue au début du vingtième siècle pour faire
face aux idéologies communistes et capitalistes, et avait pour but de libérer
les économies des pays musulmans du poids de l'exploitation et de l'oppression
des forces coloniales (financialislam.com, 2010).
Comme toute
théorie économique, l’économie Islamique aspire à atteindre un idéal de société
où les besoins humains fondamentaux sont satisfaits, où les ressources sont
utilisées de manière optimale et où les richesses sont partagées équitablement
pour toucher toutes les classes sociales, et ceci sans trop limiter la liberté
individuelle ou créer des déséquilibres macroéconomiques et écologiques
continus.
Toutefois, les
principes qui régissent le fonctionnement d'un système économique islamique
sont différents de l'esprit des systèmes conventionnels. En effet, le système
Islamique se distingue principalement par ses dimensions morale et religieuse
dans la définition des problèmes économiques, ce qui implique que les agents
économiques ne doivent pas considérer la profitabilité comme l'unique ni le
principal critère de prise de décision.
En conséquence,
un système financier islamique, tout en intégrant des objectifs de rentabilité
et d'efficacité, se doit de respecter l'ensemble des principes éthiques de la
Sharia. Ainsi d’autre paramètres sont à prendre en compte lors de toute
évaluation économique, ceux-ci comprennent des objectifs tels que la fraternité
humaine, la justice socio-économique, la paix mentale, le bonheur, la famille,
ou encore l'harmonie sociale.
Bien que ce
paradigme Islamique soit pratiquement impossible à quantifier, l’application de
la loi Islamique aux activités économiques vise à apposer les règles de la
Sharia sur les opérations courantes relatives aux dépenses, à l'épargne, à
l'investissement, aux dons, etc. La structure générale de ce système peut
s’exposer en trois principaux piliers qui sont, selon Muhammad Umar Chapra
(1996) de la Banque Islamique de développement:
1- Le principe de la double propriété.
2- Le principe de la liberté économique
dans un cadre limité.
3- Le principe de la justice sociale.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire